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Guide LL-37 : preuves et sourcing

Le LL-37 (DCI ropocamptide) est le peptide de défense de l’hôte issu de la cathélicidine humaine, étudié pour son activité bactéricide et immunomodulatrice. Cette page fait le point sur ce que les essais chez l’humain ont réellement montré — dont un essai de phase IIb qui a manqué son critère principal —, sur l’évaluation de la FDA et sur ce qui n’a jamais été mesuré. À titre d’information.

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À titre éducatif uniquement — ceci ne constitue pas un avis médical. Ce guide résume, à des fins éducatives, des informations rapportées dans la recherche publiée et la pratique communautaire. Il ne constitue ni un avis médical ni une recommandation d’utiliser un quelconque composé. Les doses, schémas ou associations présentés sont des exemples de ce qui a été rapporté, et non des instructions qui vous seraient destinées. Beaucoup des peptides décrits ici sont des composés de recherche non approuvés par la FDA pour les usages évoqués et peuvent être expérimentaux ou soumis à restrictions. Les effets, les risques et le statut légal varient ; les besoins et les résultats individuels varient également. Consultez un professionnel de santé qualifié et habilité à exercer avant toute décision. N’utilisez pas ce contenu pour établir vous-même un diagnostic, un traitement ou une posologie.

À lire avant la suite

Ce contenu est un support d’information et ne constitue pas un avis médical. Il ne comporte ni recommandation d’usage ni protocole destiné à une personne.

Les chiffres présentés plus bas proviennent d’essais publiés — tous en application cutanée sauf un — et de sources communautaires : ils décrivent ce qui a été rapporté, non ce que vous devriez faire. La marge entre concentrations antimicrobiennes et cytotoxiques est notablement étroite pour ce peptide.

Le LL-37 n’est autorisé nulle part — ni en France, ni en Belgique, ni en Suisse : il reste un composé expérimental. Le matériel du marché de la recherche n’est pas un produit de pharmacie et relève exclusivement d’un usage de laboratoire et de recherche. Consultez un professionnel de santé qualifié avant toute décision.

L’essentiel

Ce que c’estLe peptide de 37 résidus LLGDFFRKSKEKIGKEFKRIVQRIKDFLRNLVPRTES, clivé du précurseur humain de la cathélicidine hCAP-18 ; DCI ropocamptide (PubChem CID 16198951 ; C205H340N60O53 ; environ 4 493 g/mol ; CAS 154947-66-7)
Étudié pourCicatrisation d’ulcères chroniques de jambe et de pied en application cutanée (trois petits essais chez l’humain) et injection dans des métastases cutanées de mélanome (une étude de phase 1/2, quatre patients) ; activité antimicrobienne et immunitaire en laboratoire et chez l’animal
Demi-vie plasmatiqueJamais mesurée chez l’humain : aucune étude pharmacocinétique du LL-37 administré n’a été publiée. Le chiffre d’environ une heure que donnait cette page est retiré, faute de source
Statut réglementaireAutorisé nulle part comme médicament, aucune notice aux États-Unis ; la FDA a publié une évaluation des risques, et il ne figure sur aucune des deux listes américaines actuelles de préparation magistrale ; non nommé par l’AMA, mais couvert par la section S0 (substances non approuvées)

Plages issues de la recherche publiée et de la pratique rapportée — des exemples de ce qui a été décrit, non des recommandations.

Ce que c’est et ce que décrit la littérature

Le LL-37 est le seul membre de la famille des cathélicidines exprimé chez l’humain, libéré par clivage protéolytique du précurseur hCAP-18 par des sérine-protéases comme la protéinase 3. Le peptide mature de 37 acides aminés porte une charge nette d’environ +6 et se replie en hélice alpha amphipathique, surtout au contact de membranes microbiennes chargées négativement. Cette structure cationique lui permet de se lier aux membranes bactériennes et, selon la composition lipidique, de former des pores transitoires ou de les désorganiser — tuant bactéries à Gram positif et négatif, certains champignons et des virus enveloppés. La littérature lui attribue en outre des rôles immunomodulateurs.

La biologie du peptide dépend du contexte : un LL-37 endogène élevé a été associé dans la littérature à des affections inflammatoires chroniques et auto-immunes, ce qui explique l’insistance des chercheurs sur l’étroitesse de la fenêtre entre effet bénéfique et cytotoxicité.

Trois détails d’identité comptent dès qu’on vérifie ces informations dans un registre. La séquence est LLGDFFRKSKEKIGKEFKRIVQRIKDFLRNLVPRTES : onze résidus basiques (lysine et arginine) pour cinq acides (aspartate et glutamate), d’où la charge nette d’environ +6. Dans PubChem, le nom LL-37, « cathelicidin » et la DCI ropocamptide renvoient tous au CID 16198951 (C205H340N60O53, environ 4 493 g/mol), mais le numéro CAS 154947-66-7 renvoie désormais à sept fiches (vérifié le 28 septembre 2026) : celle-ci, deux autres de même formule brute — dont une sans stéréochimie définie — et quatre pour le trifluoroacétate de LL-37, dont le CID 137699475 (environ 4 607 g/mol). Le trifluoroacétate est le contre-ion que portent souvent les peptides de synthèse après purification ; un certificat d’analyse devrait donc préciser si masse et pureté se rapportent au peptide ou au sel. Enfin, PubChem classe les noms du précurseur — Cap-18, hCAP 18 — parmi les synonymes du peptide, alors que hCAP-18 est la protéine précurseur de 18 kDa dont le LL-37 est découpé, et non la même molécule.

Chez l’humain, le tableau est plus étroit et plus contrasté que ne le laissent penser les travaux de laboratoire. Le premier essai (Grönberg et al., Wound Repair Regen 2014, PMID 25041740) a inclus 34 personnes atteintes d’ulcères veineux de jambe difficiles à cicatriser : trois semaines de préinclusion ouverte sous placebo, puis quatre semaines en double aveugle de LL-37 à 0,5, 1,6 ou 3,2 mg/mL appliqué deux fois par semaine, ou de placebo. La constante de vitesse de cicatrisation était environ six fois celle du placebo à 0,5 mg/mL (p = 0,003) et environ trois fois à 1,6 mg/mL (p = 0,088, non significatif), avec une surface moyenne réduite de 68 % et de 50 %. La concentration la plus forte n’a pas fait mieux que le placebo : la relation dose-effet allait à l’envers. Aucun problème de tolérance locale ou générale n’a été relevé.

L’essai de confirmation a manqué son objectif principal. Dans l’étude de phase IIb HEAL LL-37 (Mahlapuu et al., Wound Repair Regen 2021, PMID 34687253), 148 patients atteints d’ulcères veineux de jambe ont reçu, en plus de la compression, du LL-37 à 0,5 ou 1,6 mg/mL ou un placebo. Sur l’ensemble de la population étudiée, le LL-37 n’a pas amélioré la cicatrisation. Seule une analyse faite a posteriori a trouvé un bénéfice pour les ulcères d’au moins 10 cm² ; les auteurs y voient une raison de mener une nouvelle étude de puissance suffisante, pas un effet démontré. Trois des auteurs étaient salariés de Promore Pharma, qui développe le LL-37 sous le nom de ropocamptide. Les deux concentrations ont été bien tolérées.

Pour les ulcères du pied diabétique faiblement infectés (Miranda et al., Arch Dermatol Res 2023, PMID 37480520 ; NCT04098562), une crème au LL-37 appliquée deux fois par semaine pendant quatre semaines a amélioré l’indice de granulation aux jours 7, 14, 21 et 28 (p = 0,031, 0,009, 0,006 et 0,037), sans faire baisser l’IL-1α ni le TNF-α, et sans différence significative de colonisation bactérienne. Le LL-37 injecté n’a été étudié que chez quatre personnes : une étude de phase 1/2 du MD Anderson Cancer Center (NCT02225366, juillet 2015 à novembre 2020) l’a injecté chaque semaine, jusqu’à huit semaines, dans des métastases cutanées de mélanome. Un cas publié (Dolkar et al., J Cutan Pathol 2018, PMID 29665030) décrit la régression des lésions injectées, puis, vers le 45e jour, l’apparition de multiples lésions verruqueuses et kératoacanthomateuses sur le tronc et les membres ; 11 biopsies sur 12 montraient le même aspect. Toutes ont disparu dans les deux mois suivant l’arrêt des injections.

Sur la demi-vie : cette page indiquait une demi-vie fonctionnelle de l’ordre d’une heure, portée à plus de 12 heures quand les protéases sont inhibées. Ces chiffres sont retirés : aucune étude ne permet de les retrouver, et le LL-37 n’a jamais été dosé dans le sang de personnes qui en avaient reçu. Ce qui a été mesuré, c’est sa stabilité hors de l’organisme : à 37 °C, le LL-37 à 10 µg/mL était entièrement dégradé par la trypsine en six heures, mais pas par la MMP-9, et ne montrait aucune dégradation apparente pendant 24 heures dans le liquide de neuf ulcères veineux chroniques (Grönberg et al., Acta Derm Venereol 2011, PMID 21547341). Ce sont des heures en tube à essai, pas une demi-vie chez l’humain. Est également corrigée notre affirmation selon laquelle aucune étude n’aurait administré le LL-37 par la bouche : il en existe une, et elle n’utilise pas le peptide lui-même. Dans un essai ouvert, randomisé contre placebo et mené dans un seul hôpital chinois (Zhao et al., J Med Virol 2023, PMID 37605995), 238 adultes hospitalisés pour le variant Omicron du COVID-19 ont reçu soit un placebo, soit « Oral LL-37 », une bactérie génétiquement modifiée, Lactococcus lactis, qui fabrique le LL-37 dans l’intestin. Commencé dans les six jours suivant le diagnostic, le traitement a raccourci le délai avant un test PCR négatif (9,8 jours contre 14,0), sans effet indésirable grave rapporté. Le critère mesuré était un résultat de test, non la guérison ni la survie, et le LL-37 de synthèse n’a jamais été étudié par voie orale chez l’être humain.

Aux États-Unis, la FDA publie sur sa page consacrée aux substances pouvant présenter des risques importants en préparation magistrale une évaluation de la cathélicidine LL-37 : risque d’immunogénicité selon la voie d’administration, difficultés liées aux impuretés peptidiques et à la caractérisation du principe actif, et données non cliniques évoquant des effets néfastes sur la reproduction masculine ainsi qu’un potentiel pro-tumoral dans certains tissus. Le LL-37 figure désormais dans la section des substances dont la nomination a été retirée (page mise à jour le 22 avril 2026) et n’apparaît ni sur la liste 503A des pharmacies (mise à jour le 14 mai 2026) ni sur la liste 503B des établissements de sous-traitance (21 mars 2025). Une recherche openFDA de notice pour ropocamptide ou LL-37 ne donne rien ; la même recherche pour le sémaglutide en donne 5.

Sur ClinicalTrials.gov, le LL-37 comme intervention renvoie 20 fiches, dont la plupart mesurent le LL-37 produit par l’organisme — dans des études sur la vitamine D, la salive ou les maladies des gencives. Deux seulement l’administrent : l’étude sur le mélanome et l’essai sur le pied diabétique (recherche témoin le même jour : sémaglutide, 760). Enfin, le LL-37 n’est pas nommé sur la Liste des interdictions de l’AMA, ce qui ne veut pas dire qu’il est autorisé : la section S0 interdit en permanence toute substance pharmacologique non visée ailleurs et sans approbation d’une autorité sanitaire pour un usage thérapeutique humain.

Chronologie de la recherche

Les jalons datés, relevés dans les sources primaires : la découverte de la molécule, la première étude chez l'homme enregistrée, les essais qui ont fait l'état des preuves et les décisions des autorités. Chaque entrée renvoie à sa source.

  1. Des chercheurs de Stockholm, en cherchant dans une banque de moelle osseuse humaine l'équivalent d'un peptide antibiotique du porc, découvrent un nouveau peptide antibiotique humain, FALL-39, issu d'un précurseur de type cathéline. PMID 7529412
  2. La même équipe séquence le gène humain, montre qu'il est le seul gène de la famille des cathélines dans le génome humain et isole des globules blancs le peptide mature de 37 acides aminés, baptisé LL-37 d'après ses deux premiers acides aminés. PMID 8681941
  3. Une étude parue dans Nature Medicine trouve, dans la peau du visage de personnes atteintes de rosacée, des taux anormalement élevés de cathélicidine transformée en fragments inhabituels, et montre chez la souris que ces peptides aggravent l'inflammation cutanée. PMID 17676051
  4. Une étude parue dans Nature identifie le LL-37 comme le facteur clé qui permet aux cellules dendritiques plasmacytoïdes de réagir à l'ADN de l'organisme dans le psoriasis, en liant cet ADN en complexes qui déclenchent la production d'interféron. PMID 17873860
  5. Le premier essai chez l'homme du LL-37 en application locale, chez 34 personnes atteintes d'ulcères veineux de jambe difficiles à cicatriser, rapporte une cicatrisation plus rapide que sous placebo aux deux concentrations les plus faibles testées, sur quatre semaines de traitement randomisé. PMID 25041740
  6. HEAL LL-37, essai de phase 2b en double aveugle chez 148 patients atteints d'ulcères veineux de jambe difficiles à cicatriser, ne trouve pas d'amélioration significative de la cicatrisation avec le LL-37 local par rapport au placebo sur l'ensemble des patients ; un bénéfice n'apparaît que dans un sous-groupe post hoc à grandes plaies. PMID 34687253
  7. La page de la FDA sur les risques liés aux préparations magistrales, dans sa version de cette date, range la cathélicidine LL-37 parmi les substances qui étaient en catégorie 2 et dont les nominations ont été retirées, en signalant des données non cliniques évoquant une atteinte de la reproduction masculine et un effet pro-tumoral dans certains tissus. FDA · compounding safety risks, Apr 22, 2026

Sources vérifiées le 4 oct. 2026

Les affirmations en bref

Les affirmations les plus répandues sur ce composé, chacune avec le niveau de preuve le plus solide que nous ayons trouvé. Le niveau indique ce qui a été étudié, pas si l'affirmation est vraie ; la ligne à côté dit ce que l'étude a montré.

  • Cicatrise les ulcères de jambe chroniquesHumain, essai randomisé. Appliqué sur la plaie, il n'a pas fait mieux que le placebo chez les 148 patients de l'essai de confirmation ; un bénéfice n'est apparu que dans un sous-groupe défini après coup. PMID 34687253
  • Accélère la cicatrisation des ulcères du pied diabétiqueHumain, essai randomisé. Un essai en double aveugle d'une crème a montré une reconstitution plus rapide du tissu de la plaie, sans baisse des marqueurs inflammatoires ni des bactéries présentes. PMID 37480520
  • Combat les infections viralesHumain, essai randomisé. Dans un essai ouvert sur 238 patients hospitalisés pour la COVID-19, une bactérie intestinale modifiée pour produire du LL-37 a raccourci le délai avant un test négatif ; le LL-37 de synthèse n'a jamais été testé chez l'humain dans ce but. PMID 37605995
  • Élimine la maladie de Lyme et les infections à biofilmÉtudes sur cellules ou tissus uniquement. Les quatre articles PubMed associant LL-37 à Borrelia ou à la maladie de Lyme sont des travaux de laboratoire ; aucune étude publiée ne l'a donné à une personne atteinte de Lyme. PubMed search, Oct 7, 2026
  • Renforce l'immunité en injectionAucune étude trouvée. Une recherche PubMed associant LL-37 aux voies d'injection chez l'humain a renvoyé 16 articles ; aucun n'a donné le LL-37 lui-même à des personnes, la plupart mesurant celui produit par l'organisme ou portant sur l'animal. PubMed search, Oct 7, 2026
  • A des effets anticancéreuxHumain, non randomisé. Injecté dans des métastases cutanées de mélanome chez quatre patients ; chez la patiente décrite en détail, les lésions ont régressé, mais des excroissances cutanées d'aspect verruqueux sont apparues un peu partout, puis ont disparu à l'arrêt. PMID 29665030

Le raisonnement derrière chaque niveau, étude par étude, se trouve dans le Benefit & Outcome Review de ce guide.

Niveaux vérifiés le 7 oct. 2026

FAQ du guide

Réponses rapides sur le périmètre du guide, l’accès et le contexte d’usage éducatif.

Sur quoi le LL-37 a-t-il été testé chez l’humain ?

Surtout sur des plaies chroniques, en application cutanée. Un essai chez 34 personnes atteintes d’ulcères veineux de jambe a testé 0,5, 1,6 et 3,2 mg/mL deux fois par semaine pendant quatre semaines, avec une cicatrisation plus rapide aux deux concentrations les plus faibles seulement (PMID 25041740) ; l’essai de phase IIb qui a suivi, chez 148 patients, n’a pas montré de bénéfice significatif sur l’ensemble des patients (PMID 34687253) ; un essai sur le pied diabétique a vu une meilleure granulation, sans effet sur l’inflammation ni sur les bactéries (PMID 37480520). La seule utilisation par injection est une étude de quatre patients atteints de mélanome. Aucun protocole humain par injection n’est établi.

L’essai de cicatrisation au LL-37 a-t-il marché ?

Pas sur sa question principale. L’essai de phase IIb HEAL LL-37, chez 148 patients atteints d’ulcères veineux de jambe difficiles à cicatriser, n’a pas trouvé de cicatrisation significativement meilleure qu’avec le placebo sur l’ensemble de la population étudiée (PMID 34687253). Une analyse ultérieure des ulcères d’au moins 10 cm² a montré une amélioration, mais ce sous-groupe a été examiné après coup, et les auteurs demandent une nouvelle étude de puissance suffisante pour le vérifier.

Quelle est sa demi-vie ?

Elle n’a jamais été mesurée chez l’humain : aucune étude n’a suivi le LL-37 dans le sang après administration. Le chiffre d’environ une heure que donnait cette page est retiré, faute de source. Hors de l’organisme, la trypsine l’a détruit en six heures, alors que dans le liquide d’ulcères chroniques il ne montrait aucune dégradation apparente pendant 24 heures (PMID 21547341). En solution, il est instable, d’où une conservation au froid et une utilisation rapide.

Quelle est la position de la FDA sur le LL-37 ?

La FDA a publié une évaluation des risques de la cathélicidine LL-37 en préparation magistrale : immunogénicité possible selon la voie, complexité des impuretés peptidiques et de la caractérisation, et signaux non cliniques d’effets sur la reproduction masculine et de promotion tumorale dans certains tissus. Sa nomination a ensuite été retirée ; il ne figure donc ni sur la liste 503A (mise à jour le 14 mai 2026) ni sur la liste 503B (21 mars 2025). Respectez toujours la réglementation qui s’applique à vous.

Le LL-37 est-il interdit par l’AMA ?

Il n’est pas nommé sur la Liste des interdictions, mais cela ne le rend pas autorisé. La section S0 interdit en permanence toute substance pharmacologique non visée ailleurs sur la liste et sans approbation d’une autorité sanitaire pour un usage thérapeutique humain, ce qui est le cas du LL-37. Les sportifs doivent consulter la liste en vigueur avant toute décision.

Le LL-37 de recherche est-il la même molécule que celui de l’organisme ?

La séquence est la même : 37 résidus, LLGDFFRKSKEKIGKEFKRIVQRIKDFLRNLVPRTES (PubChem CID 16198951). Le produit de synthèse est souvent fourni sous forme de sel de trifluoroacétate, que PubChem répertorie à part (CID 137699475, environ 4 607 g/mol contre 4 493 pour le peptide). Un certificat d’analyse devrait indiquer à quelle forme se rapportent ses chiffres de masse et de pureté. Quant à hCAP-18, c’est la protéine précurseur, plus grande, dont le LL-37 est découpé — pas le peptide lui-même.

Pourquoi parle-t-on d’une fenêtre étroite, et le LL-37 peut-il nuire ?

Parce que l’écart entre concentrations antimicrobiennes et cytotoxiques est réduit ; dans le premier essai humain, la concentration la plus forte n’a d’ailleurs pas fait mieux que le placebo. En application cutanée, les essais l’ont décrit comme bien toléré. Par injection, le dossier se limite à quatre patients atteints de mélanome, dont l’un a développé de multiples lésions cutanées verruqueuses, disparues après l’arrêt (PMID 29665030). L’évaluation de la FDA ajoute des signaux non cliniques sur la reproduction masculine et la promotion tumorale, et un LL-37 endogène élevé est associé à des maladies inflammatoires et auto-immunes.

Cette page permet-elle de calculer une dose ?

Non. Elle rapporte des exemples issus de la littérature et de la communauté à titre d’information. Ce n’est ni un avis médical ni une posologie, et aucun protocole humain n’a été établi.

Notes de conformité et de confiance

  • Contenu éducatif uniquement ; aucune allégation personnalisée de santé ou de résultat.
  • Ne produit aucune recommandation d’usage personnalisée.
  • Utilisez ce matériel pour l’apprentissage général et la maîtrise du contexte de recherche.

Lire le certificat d’analyse LL-37

Un certificat d’analyse (COA) est le rapport d’un laboratoire sur un échantillon d’un lot. La chose la plus utile à savoir à son sujet est que la pureté et l’identité sont deux résultats distincts, qui échouent de manières différentes. Un chiffre de pureté élevé dit que l’échantillon était majoritairement constitué d’une seule substance ; il ne dit pas que cette substance était LL-37. L’identité — normalement un résultat de spectrométrie de masse concordant avec la masse moléculaire attendue — est ce qui établit ce qu’est réellement le matériel, et un certificat qui ne rapporte que la pureté n’a pas répondu à cette question.

Deux autres limites méritent d’être retenues. La masse par flacon est un test à part entière : un flacon peut être pur à 99 % et contenir malgré tout moins de matériel que ne l’annonce l’étiquette. Et la stérilité, les endotoxines, les métaux lourds et le criblage des solvants résiduels sont des tests commandés séparément, généralement facturés individuellement — de sorte qu’un badge « testé par un laboratoire indépendant » n’en revendique aucun tant que le certificat ne les nomme pas. Vérifiez que le numéro de lot du document correspond au flacon que vous avez sous les yeux ; un certificat sans correspondance décrit le matériel de quelqu’un d’autre.

Medibact ne teste, ne cautionne ni ne revend de peptides, et ne publie aucune note d’aucun laboratoire. Comment lire un certificat d’analyse de peptide parcourt le document section par section, et ce que chaque champ d’un COA établit couvre le détail champ par champ et les laboratoires qui publient leurs méthodes.

Il vous faudra de l’eau bactériostatique

Le diluant pour reconstituer le LL-37

La reconstitution relève de l’arithmétique de volumes — elle suppose qu’un flacon lyophilisé est dissous dans de l’eau bactériostatique, c’est-à-dire de l’eau stérile conservée avec 0,9 % d’alcool benzylique. C’est le conservateur qui permet de prélever plus d’une fois dans un flacon ; l’eau stérile simple n’en contient aucun et est conçue pour un prélèvement unique. Medibact fournit de l’eau bactériostatique pour injection de qualité USP en flacon multidose de 30 mL, produite dans un Établissement américain enregistré auprès de la FDA et expédiée depuis les États-Unis, exclusivement pour un usage en recherche. Un flacon de 30 mL couvre 30 reconstitutions à 1 mL chacune, 15 à 2 mL ou 10 à 3 mL — une simple division, pas une recommandation de dosage.

Vous débutez en reconstitution ? Lisez comment reconstituer des peptides ou eau bactériostatique vs eau stérile. Medibact ne vend pas de peptides.

À titre éducatif uniquement — ceci ne constitue pas un avis médical. Ce guide résume, à des fins éducatives, des informations rapportées dans la recherche publiée et la pratique communautaire. Il ne constitue ni un avis médical ni une recommandation d’utiliser un quelconque composé. Les doses, schémas ou associations présentés sont des exemples de ce qui a été rapporté, et non des instructions qui vous seraient destinées. Beaucoup des peptides décrits ici sont des composés de recherche non approuvés par la FDA pour les usages évoqués et peuvent être expérimentaux ou soumis à restrictions. Les effets, les risques et le statut légal varient ; les besoins et les résultats individuels varient également. Consultez un professionnel de santé qualifié et habilité à exercer avant toute décision. N’utilisez pas ce contenu pour établir vous-même un diagnostic, un traitement ou une posologie.